La création de loges dans tout le Calvados
En dépit de leurs demandes d'autorisation de création, auprès de la Grande Loge ou du Grand Orient, certaines Loges ne parviennent pas à se constituer soit du fait de l'opposition d'autres Loges de leur Orient(4) soit de leur inexistence ; les seules traces qui en subsistent sont des demandes ou courriers signés de leurs auteurs ou de protestations d'autres Loges ; elles n'ont pratiquement jamais fonctionné. Nous pouvons citer :
à Caen :
L'Ardente Maçonne.
La Vraie Union et Amitié Parfaite.
L'Unité.à Bayeux :
L'Union de Thémis.à Isigny :
: Les Frères Zélés.Trois ateliers eurent une existence éphémère de deux ou trois ans :
à Falaise :
St Augustin de la Parfaite Union.à Bayeux :
Les Coeurs sans Fin.à Honfleur :
L'Etroite Amitié.
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Ce développement, un peu anarchique, laisse apparaître des tendances qui s'affrontent ou qui s'ignorent entre aristocrates, militaires, juristes et fonctionnaires, bourgeois et négociants. Une Loge aristocratique de Bayeux conteste par tous les moyens la création de Loges bourgeoises dans son Orient(2). A Caen, les Ateliers coexistent mais se distinguent par leur type de recrutement. Les Loges ayant eu une activité régulière et pour lesquelles nous pouvons encore consulter les listes d'effectifs sont en nombre restreint
A Caen :Les Coeurs sans Fard et la Constante Amitié fusionnent pour ne faire qu'une seule loge en 1784 : Coeurs sans Fard et Constante Amitié.
Thémis, créée en 1773, ne fait plus parler d'elle entre 1776 et 1783.
La Constance Fabert, issue d'une loge militaire, se crée plus tardivement en 1786.
Union et Fraternité, fondée en 1774, est une des dernières Loges à se maintenir jusqu'en 1793.A Bayeux :
La Constance une des premières Loges du département.
Saint-Charles de la Bonne Union se maintiennent jusqu'à la Révolution.A Lisieux :
Saint-Philippe de la Concorde.
A Vire :
Saint-Guillaume de la Parfaite Union.
A Trois-Monts :
L'Union Rurale est la seule création d'un Atelier "à la campagne" en 1786.
L'effervescence retombe assez vite et le paysage maçonnique s'éclaircit, pour se concentrer sur quelques Loges en particulier à Caen. L'activité et les effectifs progressent régulièrement jusqu'à la Révolution qui met un coup d'arrêt à ce développement.
| 1760 - 1793 |