Qui fréquentait les Loges en cette fin de siècle ?
Les tableaux d'effectifs de quelques Ateliers, des listes de Frères établies sur ces bases, quelques comptes rendus, conservés aux Archives du G.·.O.·.D.·.F.·.(1) où à la Bibliothèque Nationale, les écrits de Loucelles (ayant lui même consulté ces documents en 1872) permettent de mieux cerner la composition sociologique et l'activité de quelques loges.
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On reteindra les typologies sociales des maçons de ces Ateliers.
La moyenne d'âge dans les Loges est d'environ 35 ans. Un prosélytisme familial, professionnel ou amical est perceptible : ainsi, entre 1786 et 1788 Constante Fabert compte quatre employés de l'intendance, Union et Fraternité, trois orfèvres, Les Coeurs sans Fard et Constante Amitié sept officiers du Régiment de l'Isle de France et cinq officiers de la milice bourgeoise.
De 1785 à la Révolution, le recrutement des Loges est plus diversifié, seule La Constance de Bayeux n'accepte que des aristocrates et refuse toute autre création de Loge à Bayeux. La Constante Fabert a un recrutement assez varié et ne garde d'une origine militaire que son nom. Plus tournée vers la bourgeoisie, Union et Fraternité restera la seule Loge en activité jusqu'en 1793.
| 1760 - 1793 |![]()