Né à Milan le 16 mai 1803, second fils de Joachim MURAT, roi de Naples, il vit en Italie puis aux Etats-Unis. Il épouse une protestante américaine dont il a cinq enfants. Il est réduit, par des faillites successives, à une situation précaire. Il regagna la France en 1848, est élu député du Lot puis de la Seine en 1849, il est membre du comité des Affaires étrangères. A la suite du coup d'état de 1852, il devient sénateur et obtient le titre de prince en 1853.
La période est difficile pour la Franc-Maçonnerie : On fait effacer sur les édifices publics les mots "Liberté, Egalité, Fraternité" en accompagnant la circulaire qui ordonne cette mesure par le commentaire suivant :
"Comme on ne les a vus paraître qu'à des périodes de troubles et de guerre civiles, leurs inscriptions grossières sur nos édifices publics attristent et inquiètent les passants" Le préfet de police ordonne de retirer les triangles égalitaires qui décorent les devantures de plusieurs maisons. De nombreuses loges républicaines sont dissoutes par l'autorité maçonnique, d'autres entrent en sommeil, d'autres continuent à exister grâce à une certaine complaisance de l'autorité qui "préfère une opposition sur laquelle elle peut exercer une certaine surveillance à des agissements qu'elle ne pourrait arrêter".
( Histoire du Parti Républicain de TCHERNOFF) .
Pour sauver l'obédience, les dignitaires du Grand Orient, BERVILLE et DESANLIS offrent la grande maîtrise au prince MURAT qui l'accepte
MURAT s'adresse ainsi au ministre de l'intérieur :
" je me permets de vous faire remarquer que si je supposais la moindre chose qui pût inquiéter l'autorité dans une des loges placées sous l'autorité du Grand Orient de France je m'empresserais d'en ordonner la fermeture aussitôt que j'en aurais été informé par vous"
ll fait voter la constitution de 1854 qui donne au Grand-Maître, élu pour sept ans, de grands pouvoirs. Il crée la Société civile pour l'édification du temple de la maçonnerie française (1853-1854) et fait acheter l'immeuble du 16, rue Cadet à Paris.
Les Francs-Maçons mettent en doute les qualités du Grand-Maître sur sa gestion qui ruine le G.·.O.·.. Ne supportant pas d'être critiqué, MURAT radie quarante vénérables qui avaient protesté contre sa mauvaise gestion et sont autoritarisme.

Le Château d'Aguessau à Trouvile propriété de Lucien Murat
Les incidents se multiplient, notament sur l'unité italienne, Napoléon III, demande la démission du Grand Maître. Le 29 juillet 1861, le maréchal MAGNAN lui succède.