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fleche gauche Le Second Empire (2)

Après la Révolution de 1848, la Franc-Maçonnerie s'interroge sur son rôle son fonctionnement et ses finalités. Le débat se situe entre Franc-maçonnerie

  • institution philanthropique et charitable.
  • association fondée sur les grands principes de Liberté, Egalité, Fraternité et Progrès.
En 1849, le Grand Orient élabore une constitution ou les différents points de vue sont ménagés mais l'obligation de croyance est rappelée :

       "La maçonnerie proclame comme point de départ de ses recherches philosophiques et comme fait au dessus de    toute contestation l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme".
La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique philosophique et progressive, a pour base l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme, elle a pour objet l'exercice de la bienfaisance, l'étude de la morale universelle des sciences et des arts et la pratique de toutes les libertés, sa devise est Liberté, Egalité, Fraternité

Opposés au coup d'état de Napoléon, le 10 décembre 1852, de nombreux Frères sont arrêtés ,des Loges sont dissoutes. Le G.O. décide alors de suspendre toutes les réunions maçonniques, une période de déclin s'amorce : de 330 loges en 1852, il n'en restera que 169 en 1858. Thémis reste la seule Loge du Calvados en activité.

Sceau 1856
Sceau du Grand-Maître en 1856

Comme son oncle, Napoléon III préfère contrôler la Franc-Maçonnerie plutôt que de l'interdire, il impose son cousin le Prince MURAT comme Grand-Maître.

Celui-ci occupe ce poste de 1852 à 1860 mais, en dirigeant l'obédience de manière despotique, il créée l'unanimité contre lui et ouvre une crise, l'Assemblée Génrale s'oppose à sa réélection en 1860. Face au mécontentement grandissant et à sa mauvaise gestion, l'Empereur n'a pas d'autre solution que de le remplacer.

Il nomme un profane comme Grand-maître. En effet, le maréchal Magnan n'est pas maçon, il est propulsé à la direction du G.O. et doit recevoir les trente-trois degrés, qui font d'un homme un « initié », en une seule journée ! Le maréchal prenant son rôle très au sérieux limite les interventions du pouvoir impérial et rétablit le calme.

Le  livret de l'aprrenti de 1862 invite les Frères à porter des santés à l'Empereur, à l'Impératrice et à la Famille impériale lors des banquets d'ordre.


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