Des ateliers de Falaise, Caen et Pont-l'évêque prêtent serment en 1814 "de défendre les Lys et de mourir pour le maintien de la famille des Bourbons".
. | Louis XVIII garde l'image de la Franc-Maçonnerie d'avant 1789 composée d'aristocrates ; il autorise les loges alors que son entourage ultraroyaliste et une partie du clergé expriment méfiance et inquiétude en regard de l'esprit libéral qui anime leurs membres ils accusent la Maçonnerie d'être révolutionnaire et d'avoir servi l'Usurpateur et ils obtiennent la fermeture de nombreux ateliers. Louis XVIII meurt en 1824, Charles X lui succède. L'avénement de Charles X est bien accueilli par les Loges. Il acquiert une certaine popularité en supprimant la censure, en rétablissant la liberté de la presse et en amnistiant les condamné politiques. Mais, très vite, le climat change : la politique ultra tend à renforcer le pouvoir de l'Eglise et celui des grands propriétaires nobles. Les attaques du parti clérical contre la Maçonnerie se multiplient, elles exaspèrent de nombreux Francx Maçons libéraux. |
Renversé par la Révolution de 1830 Charles X, Louis-Philippe accède au trône, promettant plus de libertés et de démocratie. ![]() Louis-Philippe. | |
A l'appel des Trinosophes parisiens, en particulier, les Obédiences se rallient à la nouvelle monarchie des Orléans. Un ministère, présidé par Laffite, (gauche orléaniste), compte plusieurs Maçons. Laffite abandonne le pouvoir, en mars 1831, à un nouveau ministère (droite antirépublicaine) qui met fin aux réformes espérées. Thiers, Molé et Guizot se défient de la Maçonnerie qui redevient supecte et surveillée. Tous ces changements politiques influencent la vie maçonnique et découragent les Frères provoquant malaises, inassiduité et désaffections. Entre 1830 et 1834, plus de 75 Ateliers disparaissent en province. Le Calvados n'y échappe pas : en 1833, plus aucune Loge ne fonctionne régulièrement à l'Orient de Caen et tous les autres Orients du Calvados sont décimés. Le Berceau de Guillaume se disloque en 1815 reprend ses activités en 1819 et s'éteint définitivement en 1835. La Concorde disparaît en 1818, L'Etroite Amitié et Le Bon Accord en 1819, les en 1820. Thémis (1) cesse ses travaux puis se réorganise à partir de 1818, elle enregistre alors de nombreuses initiations et affiliations suivies de fêtes et banquets ou l'on chante les cantiques maçonniques composés par le Frère Jouenne, accompagnés par la colonne d'harmonie. | |